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La Conférence Femmes et Genres a été fondée en juin 1999 sous le nom de Conférence des femmes par la Synode. Ses déléguées sont des membres exécutifs et des expertes issues des Églises membres de l’Église évangélique réformée de Suisse (EERS), ainsi que d’organisations féminines évangéliques, œcuméniques et d’œuvres associées. En 2022, le nom de la conférence a été élargi pour mieux refléter son orientation thématique.
La Conférence Femmes et Genres constitue une plateforme de formation continue, d’échange et de mise en réseau entre l’Église évangélique réformée de Suisse, ses Églises membres et les associations et organisations partenaires œuvrant pour les questions féminines et de genre. À travers des journées thématiques, des consultations et des publications, elle s’exprime en tant que voix évangélique dans l’espace public et s’engage de manière durable et œcuménique en faveur d’une démocratie paritaire dans le contexte ecclésial.
Un comité de direction est composé de cinq à neuf femmes. Il est actuellement formé de Sabine Scheuter (présidente), Miriam Neubert, Kerstin Bonk, Yvonne Feri et Melanie Muhmenthaler. La Conférence Femmes et Genres pleure le décès de Renate Grunder, membre du comité, disparue fin février 2025.
La Conférence Femmes et Genres est représentée au Synode de l’Église évangélique réformée de Suisse (EERS) par deux sièges, avec droit de proposition et de parole.
Visibles et audibles dans la politique ecclésiale
La Conférence Femmes et Genre de l’Église évangélique réformée de Suisse EERS vous invite à une journée consacrée à la question suivante : comment les femmes ainsi que d’autres voix jusqu’ici sous-représentées peuvent-elles faire entendre leurs perspectives et exercer une influence au sein des instances de politique ecclésiale ?
Cette journée repose sur la conviction que les femmes et les personnes queer disposent d’ores et déjà de compétences théologiques, politiques et sociales multiples au sein de l’Église réformée – et que leurs voix doivent être renforcées afin de contribuer à une Église plus juste.
La journée permettra de mieux comprendre les structures de pouvoir et de décision au sein de l’Église, de prendre conscience des marges de manœuvre existantes et de présenter des pistes concrètes permettant aux femmes ainsi qu’à d’autres voix jusqu’ici sous-représentées de s’impliquer davantage dans les instances et les processus ecclésiaux.
Le matin, Ursula Marti, conseillère synodale et députée au Grand Conseil bernois, ouvrira la journée par un exposé consacré au pouvoir, aux structures et à l’accès à la politique. Elle participera ensuite à une table ronde avec Andrea Coduri et Verena Mühlethaler, au cours de laquelle les trois intervenant·es échangeront sur leurs expériences personnelles, les défis rencontrés et les stratégies qui permettent d’accroître son influence et sa participation aux processus de décision.
L’après-midi, trois ateliers permettront d’approfondir différents thèmes : le lobbying dans l’Église, la visibilité au sein des instances ecclésiales ainsi que la communication comme moyen de se faire entendre et d’avoir un impact.



Michèle Graf-Kaiser