«Le partage de la foi»
Regard rétrospectif sur la saison 2
du podcast Explore
Imaginez un podcast comme une table ronde, où chaque convive apporte son histoire, ses questions et ses convictions. Autour de cette table, la foi ne se réduit pas au discours ni à une doctrine, mais est une conversation qui se tisse, se défait et se retisse. Elle se partage.
C’est ce que nous avons essayé de proposer avec la saison 2 d’Explore : une théologie « vécue », où les voix se répondent, où les désaccords font grandir et où l’Évangile se révèle dans l’art de s’écouter. Dans cet article j’essaie de revenir sur les intuitions qui ont guidé notre parcours et sur quelques éléments que j’en garde.
La transmission des « fondements de la foi évangélique réformée » fait partie des objectifs de législature du conseil de l’EERS (2023–2026). Avec la section théologie et éthique de l’EERS, nous avons donc cherché à donner des impulsions dans ce sens.
Nous avons choisi le format du podcast audio. L’idée était d’offrir une porte d’entrée accessible à la foi chrétienne et de contribuer au développement de la tradition réformée.
Du côté germanophone, mes collègues ont proposé une présentation structurée de la foi chrétienne, sous la forme d’une petite dogmatique. Cette approche permet d’avoir une vue d’ensemble des grandes thématiques du christianisme. Stephan et Manuel y ont tenu le rôle d’experts, avec une exposition claire et pédagogique, facilitant l’accès aux sujets abordés.
Côté francophone, nous avons fait les choses autrement
Lors des discussions préparatoires avec Dimitri Andronicos[1] et Sophie Maillefer[2], nous nous sommes rapidement orientés vers une démarche plus exploratoire. Nos échanges devaient mettre en lien des thèmes de la foi chrétienne avec nos propres expériences.
Nous voulions rester ouverts à la direction que prendraient les conversations au fil des enregistrements. C’est pourquoi, tous les trois ou quatre épisodes, nous faisions le point pour ajuster la suite.
Nous avons aussi choisi de privilégier une logique d’écoute et de témoignage. Les impulsions d’ouverture des épisodes étaient réparties entre nous, mais chacun restait libre dans sa manière d’aborder les sujets. Le dialogue, avec sa part d’imprévu, faisait pleinement partie de ce que nous voulions transmettre sur la foi.
Il me tenait également à cœur que nous ne soyons pas les seuls à parler. Nous voulions écouter d’autres voix. J’ai donc sollicité différentes personnes issues du milieu réformé ou en lien avec lui afin qu’elles apportent réflexions et témoignages pour nourrir et relancer nos échanges.
En les contactant, j’ai essayé d’être attentif, autant que possible, à une diversité de genres, de parcours et de rapports à l’Église, qu’il s’agisse de professionnels ou de laïcs.
Au total, 27 personnes ont contribué à ce podcast par leur voix et leur regard.
Nous voulions entrer dans la différence
L’expérience de la foi, telle que l’Évangile de Jésus-Christ invite à la découvrir, ne peut pas être figée une fois pour toutes. Vouloir la fixer, ce serait chercher à la posséder. Or la foi, comprise comme relation de confiance, implique une forme de dépossession.
Cela montre d’emblée une limite au partage de la foi : aucun discours ne peut en épuiser le sens ni offrir une porte d’entrée unique et universelle.
En même temps, l’appel à partager la foi – un appel que l’on entend dans l’Evangile – suppose bien que quelque chose puisse être transmis. L’Évangile n’invite pas au silence, mais au témoignage, à la rencontre, à l’écoute, à l’entraide et au soin. Disons-le simplement : à un amour qui se partage, même au-delà de ses propres limites.
Au cœur de notre démarche, il y a donc une prise de risque inévitable : celle d’entrer dans la différence. Une différence que je ne peux pas effacer, mais dans laquelle la peur n’a pas le dernier mot. Une différence où je découvre que moi et l’autre pouvons exister pleinement.
À partir de là, le risque du conflit, de la divergence, voire de la cacophonie, devient inhérent au partage de la foi. Cela ne devrait pas surprendre. Comme l’a rappelé l’exégète François Vouga, le christianisme commence avec des querelles[3]. Le partage de la foi n’est pas un processus harmonieux. Il y a des frottements, des contradictions, des expériences qui se confrontent.
Entrer dans la différence, c’est aussi accepter une forme de dépossession dans la rencontre. Cette dépossession peut être déstabilisante, mais elle correspond à un apprentissage central de l’Évangile :
« Celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de la bonne nouvelle la sauvera » (Marc 8,35).
Face à l’Évangile de Jésus-Christ, je ne me possède pas, et c’est une bonne nouvelle. Je découvre que cette dépossession n’est pas une fin, mais le début d’une autre vie, celle que Dieu promet à sa création depuis toujours.
Entrer dans la différence proposée par l’Évangile, c’est choisir de s’exposer dans sa vulnérabilité plutôt que d’entrer dans un rapport de force.
Nous voulions vivre la théologie
Par la manière dont nous avons articulé nos échanges, mais aussi en intégrant des voix extérieures, nous rejoignons ce que la théologienne Sabrina Müller appelle une « théologie vécue ».
Dans ses recherches sur l’expérience religieuse, elle développe une vision plus horizontale de la pratique théologique, attentive à l’expérience et à la parole de personnes sans formation académique en théologie.
Elle met en lumière un registre du « théologique » ancré dans le quotidien, accessible à chacune et chacun.
Cette théologie vécue passe par un moment d’expression, qu’il soit verbal, artistique ou corporel. Ce moment aide à intégrer l’expérience dans un parcours de vie personnel. Le dialogue avec un vis-à-vis joue ici un rôle central. Il permet un retour, un miroir, et ouvre un espace de réflexion sur ce que l’on a pu vivre et éprouver personnellement en lien avec Dieu, la transcendance, les récits bibliques.
L’échange devient alors aussi un lieu de découverte de sa propre singularité : qui je suis, moi, face à la thématique de la foi. Je deviens porteur d’une différence qui se révèle dans le dialogue et le partage de l’expérience
Aujourd’hui, les possibilités de ce partage théologique sont largement amplifiées par les plateformes numériques et les formats qu’elles proposent : podcasts, vidéos, streams, conférences en ligne, forums, fils de discussion, etc.
Ces médiations s’ajoutent aux formes plus classiques, comme les livres, les conférences publiques ou les parcours de formation.
Rendre visible ce registre du partage théologique est, à mes yeux, un enjeu majeur pour des Églises qui souhaitent réduire le cléricalisme et élargir la participation à l’annonce de l’Évangile.
Cela ne signifie pas que les formats plus frontaux, comme les exposés ou les conférences, n’ont plus leur place. Les explainers (formats maintenant l’accent sur les contenus explicatifs) rencontrent un vrai succès dans l’espace numérique. L’édition 2024 du Prix Farel en a d’ailleurs fait un thème central.
Mais partager la foi implique une vulnérabilité et une exposition mutuelle que ces formats très contrôlés favorisent peu. C’est sans doute pour cela qu’ils sont souvent complétés par des espaces d’interaction, comme les commentaires, les chats ou les échanges en direct.
Et pourtant, chaque format a ses limites
Je suis très attentif à la manière dont un format influence ce que l’on peut dire ou transmettre.
Le podcast a l’avantage de ne pas lié son auditeur à un moment précis. Il n’y a pas besoin d’être connecté ou présent en direct. On peut écouter plus tard, mettre en pause, reprendre. C’est un outil efficace pour diffuser des idées, des récits et des points de vue.
Mais ce format a aussi une limite importante : il laisse peu de place à la véritable disruption. Il tend à lisser les échanges. Même s’il peut mettre en scène des désaccords, il reste un objet fermé, façonné par le montage et l’édition.
Il ne faut pas sous-estimer cette limite ni les angles morts qu’elle implique.
Oui, notre démarche était ouverte, mais elle restait contrôlée. Et surtout, elle se déroulait dans un espace sécurisé et fermé.
Cela dit, des désaccords ont bien émergé. Par exemple entre Dimitri et moi, lorsque nous avons discuté de la relation entre Jésus et ses disciples comme relation d’amitié. Ou entre Sophie et moi, à propos de l’ambivalence de l’expérience de la joie. Ou encore dans nos lectures différentes du rôle de la finitude.
Introduire à la foi chrétienne, ce n’est pas seulement proposer un exposé bien construit. C’est aussi partager une expérience et accepter de mettre nos paroles à l’épreuve.
Et que croyons-nous, finalement ?[4]
La foi
La foi n’est ni une possession ni un état stable. Elle ressemble davantage à un processus, à une dynamique qui se déploie au fil d’une histoire de vie.
C’est une ouverture, une transformation, qui prend forme dans l’existence concrète d’une personne.
La foi répond à quelque chose qui nous arrive : un événement qui nous met en mouvement et nous décentre. Cela peut se produire dans une crise, mais aussi dans une expérience de joie. On ne la reconnaît souvent qu’après coup, comme un moment où le « je » a été ouvert au-delà de lui-même et excentré.
Ainsi comprise, la foi ne trace pas de frontière nette entre un dedans et un dehors. Elle ne se décide pas. On peut seulement la sonder, au fil de son propre chemin de vie, des rencontres et des relations qu’elle initie ou accueille.
Jésus-Christ
Le christianisme relie cette découverte de la foi à la figure de Jésus-Christ. Les deux se répondent. Jésus-Christ est à la fois une figure de la foi et celui qui y conduit, en pointant au-delà de lui-même vers un amour toujours plus grand.
C’est cette figure qui invite la tradition chrétienne à donner à la foi une portée collective, voire cosmique. Le moment de dépossession vécu dans la foi ne s’achève pas dans le vide, mais ouvre à un engagement envers le monde et les autres.
Les pratiques spirituelles, les formes institutionnelles, communautaires ou politiques se reconfigurent sans cesse à partir de cette expérience de la foi en lien avec Jésus-Christ, tout comme le sens qu’elles portent.
Dieu
Nous n’avons pas proposé un traité de théologie trinitaire. Mais il nous semblait clair que notre démarche ne contredisait pas une compréhension trinitaire de Dieu.
Cette compréhension se manifeste dans nos échanges à travers trois dimensions.
D’abord, l’attention portée à Jésus-Christ, à sa vie, à ses enseignements et aux témoignages qui parlent de réconciliation, de libération et de guérison.
Ensuite, le retour à nos récits et à nos expériences, et à la relation qui se tisse entre nous au fil de nos dialogue, avec le risque d’y découvrir quelque chose de Dieu.
Enfin, le mystère qui demeure à la frontière entre nos expériences et le Christ – une frontière qui se manifeste par une limite persistante, parfois source de joie, parfois de révolte.
La circulation entre ces trois dimensions correspond, me semble-t-il, à ce que la tradition nomme le Dieu trinitaire[5]. La réalité d’une communication, ou plutôt d’un partage, qui passe par Jésus-Christ et empêche toute fermeture définitive. Un Dieu présent dans la rencontre, mais aussi au-delà et en deçà, libre et ouvert, jusque dans l’absence et la fin de toutes choses.
Envoi
Les premiers catéchismes, nés avec la Réforme protestante, prenaient la forme de dialogues entre un maître et des catéchumènes. À travers des questions et des réponses, on y transmettait les bases de la doctrine, mais aussi une posture existentielle[6]. C’était un outil efficace pour instruire largement, notamment pour former les enfants.
Le podcast que nous proposons témoigne d’un changement profond dans la manière de transmettre la foi. Il ne s’agit plus de la mise en scène d’une voix unique, mais de la mise en résonance d’une pluralité de voix et d’expériences singulières.
Nous ne cherchons plus à former des masses à une doctrine, mais à favoriser la rencontre, à ouvrir des brèches et à accompagner une transformation spirituelle qui nous dépasse.
Cela ne signifie pas un rejet des Écritures, de la tradition ou de la doctrine. Elles restent présentes en arrière-plan, comme une ressource dans laquelle chacun peut puiser. Mais elles ne peuvent plus à elles seules autoriser une posture de surplomb.
Ce qui demeure central, c’est l’écoute et le risque de répondre aux questions qui émergent dans le dialogue.
*
Je vous encourage à écouter ce podcast. Et si ces échanges vous stimulent, prenez le temps de créer chez vous des espaces pour ce type de discussion. Qu’il s’agisse d’une rencontre ponctuelle ou d’une série plus longue, le partage de la foi mérite cet investissement.
Et si vous souhaitez me faire part de vos retours ou de vos expériences, n’hésitez pas à m’écrire à elio.jaillet@evref.ch. Cela pourrait bien ouvrir quelque chose d’encore plus large.
Podcast Explore S2/E1 «Chemins de foi»
Dans sa deuxième saison, le podcast Explore part à la découverte de la foi chrétienne. Avec Dimitri Andronicos, co-directeur de Cèdres Formation et Sophie Maillefer, pasteure suffragante dans le canton de Vaud, Elio Jaillet explore les contours d’une perspective réformée sur la foi.
Le premier épisode est consacré à nos propres parcours : nous y racontons les événements décisifs pour notre cheminement personnel, les mouvements de fond en relation avec la foi et la manière dont nous nous y rapportons aujourd’hui. Nous y discutons aussi de ce qu’est la foi.
Chaque épisode vient aussi avec une question : c’est quoi la foi pour toi ? Et quels sont les moments marquants dans ton parcours de vie ? Y a-t-il un lien entre les deux ?
Podcast Explore S2/E2 «Vie chrétienne»
Le podcast Explore part à la découverte du terrain de la foi chrétienne. Avec Dimitri Andronicos et Sophie Maillefer, Elio Jaillet explore les contours d’une perspective réformée sur la foi.
Cet épisode vient avec une question et un encouragement : la vie chrétienne invite à cultiver une disponibilité à l’imprévisible, pour ne pas rater la parole de l’Autre. Est-ce que je m’autorise cette disponibilité ? Qu’est-ce qui m’aide à entrer dans cette disponibilité ?
Podcast Explore S2/E3 «Troubles de la foi»
Le podcast Explore part à la découverte du terrain de la foi chrétienne. Dans ce troisième épisode nous nous arrêtons sur ce qui grince dans la vie de foi, en partant de la thématique du péché, en passant par la culpabilité, la déception, la rupture avec Dieu, mais aussi l’obscurité et le mal – ce qui peut venir troubler la foi.
Une question et un encouragement pour cette épisode : qu’est-ce qui, dans mon parcours, génère une résistance en moi et autour de moi ? Pour la foi, il vaut la peine de se confronter à cette résistance, avec l’espérance que quelque chose de lumineux sera donné, là où il semble difficile de continuer la route.
Podcast Explore S2/E4 «Jésus le sage»
Le podcast Explore part à la découverte du terrain de la foi chrétienne. Dans cet épisode, nous explorons la figure de Jésus : un maître de sagesse, un exemple pour la vie morale, une histoire de vie à raconter, un mystique. Un peu de tout ça et autre chose aussi.
Une piste centrale : l’amour inconditionnel se trouve au centre de la vie de Jésus, comme une réalité que lui même vit et approfondit et qu’il donne à autrui de vivre et approfondir. Jésus est la réponse de Dieu au manque de Dieu. Et c’est pour ça qu’il est Dieu.
Podcast Explore S2/E5 «Le royaume c'est pas le paradis»
Le podcast Explore part à la découverte du terrain de la foi chrétienne. Le cinquième épisode est dédié à la thématique du Royaume, comme un symbole pour l’horizon d’attente de la foi chrétienne.
On y parle de la cène, de la tension entre un « déjà » et « pas encore » et de la critique des idéologies fermées. Jésus nous invite à développer notre perception d’un royaume qui arrive là où on ne l’attend pas, au coeur du quotidien.
Podcast Explore S2/E6 «Éclats de joie»
Le podcast Explore part à la découverte du terrain de la foi chrétienne. Le sixième épisode est consacré à la joie, comme une manière de parler d’une plénitude vécue dans la foi.
Nous y parlons d’apaisement, de sentiment de connexion, lorsque chaque chose à sa place, de la différence entre joie et plaisir. On évoque aussi le rôle de l’art et les risques qu’il y a dans la manipulation des émotions.
Podcast Explore S2/E7 «Le don de l'Église»
Le podcast Explore part à la découverte du terrain de la foi chrétienne. Ce septième épisode se penche sur l’Église, comme forme collective de la foi.
Nous partons de notre expérience de l’Église et la découvrons comme un espace vivant, pluriel et personnel – mais qui a aussi ses ambivalences. Comme toute communauté humaine, la réalité des frontières et critères d’appartenance est source de tension et de questionnement. En même temps, elle reste un lieu de ressourcement, occasion de rencontres improbables de Dieu.
Podcast Explore S2/E8 «La vérité n'est pas un éléphant»
Le podcast Explore part à la découverte du terrain de la foi chrétienne. Dans cet épisode nous échangeons autour de notre compréhension de la vérité et de sa signification pour la foi chrétienne dans un monde pluraliste.
Nous abordons les enjeux liés au partage de la vérité, le rôle qu’elle joue dans une situation de dialogue, son caractère fondamentalement insaisissable et l’importance de l’authenticité. Nous discutons aussi des enjeux liés au contrôle de la vérité, à ses instrumentalisations potentiellement violentes.
Podcast Explore S2/E9 «Miracles et émerveillements»
Le podcast Explore part à la découverte du terrain de la foi chrétienne. Dans ce neuvième épisode nous abordons la thématique du miracle et notamment la place de la résurrection de Jésus.
Ouverture inattendue à la vie, réalité vécue avant d’être pensée, affirmation de la vie au coeur de la mort, perception renouvelée du réel : le miracle est moins une preuve que l’ouverture de notre regard sur ce qui est déjà là – et sur l’espérance qui nous visite.
Podcast Explore S2/E10 «Aux frontières de la foi»
Le podcast Explore part à la découverte du terrain de la foi chrétienne. Dans ce dixième épisode nous abordons la question des limites ou des frontières de la foi.
On pourrait comprendre la foi comme une adhésion fermée. Nous l’explorons plutôt sous l’angle d’une ouverture fondamentale, qui se montre notamment là où nous nous découvrons vulnérables. La question des limites se déplace en conséquence vers l’attention portée à un espace de partage – là où notre existence rencontre l’éternité.
Podcast Explore S2/E11 «Dieu (in)acceptable»
Le podcast Explore part à la découverte du terrain de la foi chrétienne. Dans ce onzième épisode nous abordons le mot « Dieu ».
Ce mot indique une part d’inacceptable qui résiste à notre humanité et invite en même temps à en discerner les contours. Il initie un travail d’approfondissement de cette résistance – un travail qui se déploie de manière personnelle et singulière. Les histoires bibliques et la tradition, offrent une pluralité de manière de dire cette résistance, du type de présence qui l’accompagne et la recherche de son nom.
Podcast Explore S2/E12 «Face à la fin»
Le podcast Explore part à la découverte du terrain de la foi chrétienne. Dans ce douzième et dernier épisode nous abordons la thématique de la finitude.
La fin peut être source de frustration. Elle est peut-être aussi être à la racine de l’émerveillement que nous pouvons expérimenter dans la vie qu’il nous est donnée de vivre. Nous échangeons sur ce rapport ambivalent à la finitude, et aussi sur ce que la foi chrétienne propose comme posture existentielle face à cette fin – et ce que l’on peut encore attendre à partir de là.
Dans cet épisode, Sophie fait référence à la nouvelle « Symétrie » de l’auteur romand Charles Ferdinand Ramuz (1878-1947).
[1] Co-directeur de Cèdres Formation et co-président de L’Arzillier.
[2] Pasteure dans l’Église Évangélique Réformée du canton de Vaud, paroisse de Belmont-Lutry.
[3] François Vouga, Querelles fondatrices. Églises des premiers temps et d’aujourd’hui, Genève, Labor et Fides, 2003.
[4] Pour cette partie je me suis aidé d’une synthèse de nos épisodes à l’aide de NotebookLM (Google).
[5] On pourrait ici parler de la théologie trinitaire comme cadre théorique de la foi chrétienne. Cf. Christophe Schwöbel, « Die Trinitätslehre als Rahmentheorie des christlichen Glaubens. Vier Thesen zur Bedeutung der Trinität in der christlichen Dogmatik » in, Gott in Beziehung. Studien zur Dogmatik, Tübingen, Mohr Siebeck, 2002, pp. 25-51.
[6] C’est le cas pour le Petit et le Grand Catéchisme rédigé par Luther (1529), mais aussi pour le Catéchisme de Genève écrit par Calvin (1545) et le Catéchisme de Heidelberg (1563)