Toute personne doit pouvoir avoir confiance qu’au sein de l’EERS et de ses Églises membres, son intégrité personnelle et sa dignité sont protégées. Les principes et standards pour la protection de l’intégrité personnelle servent de base et de standards minimaux à l’EERS et à ses Églises membres pour l’élaboration et le développement de leurs propres concepts de protection. Ils ne remplacent pas les concepts de protection existants des Églises membres, mais offrent une orientation pour leurs évolutions et leurs mises en oeuvre. La mise en application relève de la responsabilité et de la compétence des Églises membres. En tenant compte de la diversité des structures cantonales, il devient possible d’établir des standards communs à l’ensemble des Églises évangéliques réformées de Suisse et de renforcer la protection de l’intégrité et de la dignité de chaque individu.
Vers un changement de culture ecclésiale
Un concept de protection ne se limite pas à un ensemble de règles écrites; il vise avant tout à instaurer une culture ecclésiale fondée sur le dialogue, le feedback, la transparence et la responsabilité. L’EERS et ses Églises membres veulent offrir un environnement où la sécurité est une priorité.
Les abus ne sont pas de simples incidents isolés, mais le résultat de structures et de dynamiques institutionnelles qui, consciemment ou non, peuvent encourager le silence. Aucune institution n’est à l’abri d’atteintes à l’intégrité personnelle commises par ses responsables ou ses membres. Il est donc crucial que l’Église aussi interroge ses modes de fonctionnement
afin de garantir la protection de l’intégrité personnelle et de prévenir les abus.
Un changement de culture est indispensable pour éliminer les mécanismes facilitant les abus et instaurer un cadre où les rapports de pouvoir sont équilibrés et où la parole des personnes victimes est reconnue. Dans cette perspective, l’Église adopte une politique de tolérance zéro : aucune atteinte à l’intégrité – qu’elle soit sexuelle, physique, psychique ou spirituelle – ne peut être minimisée, justifiée ou ignorée. Cette posture se reflète dans les standards communs, qui renforcent la prévention et définissent les rôles et les responsabilités en matière d’intervention.