Kirche
Organisationen
Inhalte
Aktuelle Informationen & Veranstaltungen
×
×
La communication est une composante essentielle de l’élément d’action « gestion de crises ». En situation de crise, elle doit être anticipée, claire et coordonnée. Le matériel d’approfondissement ci-dessous, à l’intention des Églises membres, présente les étapes clés : préparation, actions à entreprendre, tâches spécifiques et réponses aux questions fréquentes.
Les institutions qui disposent d’une procédure d’intervention clairement définie sont mieux à même de faire face à une situation problématique et complexe et peuvent mettre fin à un abus par une approche compétente. En cas de signalements, toute institution doit disposer d’une stratégie et d’une procédure d’intervention claires, avec des personnes ou structures désignées et des services spécialisés préalablement définis, qui conseillent et accompagnent la suite de la procédure. Les standards minimaux ci-dessous définissent les grandes lignes de la procédure d’intervention, celle-ci doit être définie de façon précise et selon les types d’abus au sein de chaque Église membre.
Les Églises sont responsables des décisions à prendre et des différentes étapes de communication qui font suite à un signalement d’atteinte à l’intégrité personnelle. Les interventions doivent être soigneusement planifiées et ne doivent en aucun cas être précipitées. Les membres dirigeants des Églises sont sollicités pour garder la vue d’ensemble, pour permettre une bonne coopération entre les spécialistes ou les services impliqués et pour garantir une procédure coordonnée. Pour ce faire, il est recommandé de prévoir des personnes ou structures désignées au sein des Églises membres.
Nous parlons généralement de gestion de crise, lorsqu’il y a suspicion d’infraction pénale. En cas d’irritation, il convient d’encourager une culture du feedback et de se référer aux principes et standards définis dans les éléments d’action précédents ainsi qu’aux règlements internes et au droit du travail.
L’objectif d’une procédure d’intervention définie par avance est d’abord de protéger les personnes victimes ainsi que d’autres personnes contre de nouvelles atteintes à l’intégrité personnelle. Enfin, elle doit tenir compte du risque de fausses accusations et doit donc préserver l’identité de la personne mise en cause.
Les standards minimaux suivants doivent être appliqués.
Mise en place d’une stratégie d’intervention pour le domaine non pénal :
Les crises surviennent généralement lorsque des événements négatifs et inattendus se produisent, causant des préjudices à des personnes et ne laissant place à aucune solution simple ou immédiate. Dans de telles situations, la marge de manœuvre personnelle est fortement réduite. Les événements et les informations prennent rapidement une dynamique propre, en particulier lorsque plusieurs acteurs ou des parties externes sont impliqués. L’évolution de la situation est incertaine, instable et présente un risque élevé pour la réputation. On distingue les crises d’origine externe de celles d’origine interne. Les allégations d’abus relèvent des « crises internes », car elles résultent du comportement de membres de l’Église ou de l’institution. Face à l’attention accrue du public et à la pression médiatique, la gestion de crise et la communication doivent se faire rapidement, avec des ressources et des compétences immédiatement mobilisables. C’est pourquoi il est souvent pertinent de faire appel à des spécialistes externes en communication.
à réaliser dans une structure désignée par l’Église membre, une cellule de crise par exemple
Dans les situations de crise, la communication de l’Église se distingue par les caractéristiques suivantes :
Question 1 : constater les faits, les événements, s’abstenir de tout jugement, s’abstenir d’établir des liens de causalité
Que s’est-il passé ? Qui est impliqué et de quelle manière ? La structure (la cellule de crise p. ex.) doit établir le plus rapidement possible les éléments suivants : le déroulement précis des événements, les personnes impliquées, les accusations et les dommages, et les communiquer, en ne réunissant que les faits. On ne juge pas les déclarations faites et on ne déduit pas de relation de causalité, en tout cas pour sa communication extérieure. On ne peut gérer la communication que par une communication active. Autrement dit, les personnes responsables doivent en savoir plus, et en partie dire plus, que ce que les médias savent déjà.
Question 2 : prendre immédiatement des mesures et communiquer ces mesures
Qu’est-ce qui est fait (ou a été fait) pour éviter, dès le moment où ils ont été connus ou signalés, que de tels événements ne puissent se reproduire ? Les personnes responsables doivent être en mesure de fournir des renseignements : comment la direction de la paroisse ou l’Église membre ont-elles par exemple rempli le devoir de diligence qui leur incombe en tant qu’employeuses vis-à-vis des personnes impliquées, des collaboratrices et des collaborateurs ?
Question 3 : aide immédiate centrée sur les personnes impliquées
Les personnes impliquées, les personnes concernées et le public veulent savoir quelle est l’aide apportée dans l’immédiat aux personnes impliquées, de manière rapide et sans formalités.
Question 4 : qui est coupable ?
Si les médias et la société veulent toujours un coupable, dans la communication de crise, on ne désigne pas de coupable, on ne condamne pas, on ne juge pas. Concernant les accusations et les procédures en cours, la protection de la personnalité et la présomption d’innocence s’appliquent aussi aux personnes accusées.
Question 5 : qui était responsable ?
Il s’agit ici de l’historique, de la formation, des vérifications faites au moment d’une nomination ou d’un recrutement, des mesures de prévention, du devoir de diligence de la direction de la paroisse.
Question 6 : Comment le dommage sera-t-il réparé ?
Aspects possibles : suivi thérapeutique des personnes impliquées, autres mesures envisagées, création d’une cellule d’écoute pour d’autres personnes impliquées. Questions financières : prise en charge des coûts, indemnisations, prestations de reconnaissance ; en fonction de questions juridiques, examen de la légitimité des accusations, question de la culpabilité, décisions de justice.
Question 7 : que fait-on pour éviter que de tels événements ne puissent se reproduire ?
Renvoyer aux mesures prises à ce jour, aux changements apportés aux règles et aux directives, aux importantes mesures de prévention et aux concepts de l’EERS ou de l’Église membre.
Leitfaden «Handeln und kommunizieren in Krisensituationen» der Reformierten Medien und der Reformierten Kirche Kanton Zürich von 2009
Leitfaden «Krisensituationen in Kirchgemeinden» der Ev.-ref. Kirche des Kantons St. Gallen (Arbeitsstellen Familien und Kinder, Jugend, Junge Erwachsene) von 2020
Leitfaden «Kommunikation für Kirchgemeinden und Pfarreien» der Röm.-kath. Kirche Zürich, des Bistums Basel und der Röm.-kath. Kirche des Kantons Luzern