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Fondamentalement : les expériences typiques des victimes d’abus incluent notamment l’impuissance, les attaques verbales et les expériences généralement négatives avec l’autorité. Il s’agit notamment de violations de leur espace personnel et du fait qu’elles sont ignorées ou réduites au silence. Lors des (premiers) contacts avec les personnes victimes, il faut absolument éviter que de telles expériences se répètent. C’est pourquoi il faut veiller à l’engagement, à la fiabilité, à la véracité et à la transparence, au respect inconditionnel et au respect de l’autodétermination.
Dans le premier contact d’un employé de l’Eglise avec une personne victime, cela peut signifier concrètement
Pour favoriser un environnement sûr, il est essentiel que les personnes victimes, les témoins ou les proches sachent où obtenir rapidement les informations et le soutien nécessaires en cas de soupçon ou d’allégation. Il est important de noter la distinction entre un service de consultation et un service de signalement.
Le service de consultation permet d’écouter, de conseiller et d’orienter une personne présumée victime, un témoin ou un proche dans le respect de la confidentialité et de l’anonymat portant sur des soupçons, des agacements, des allégations ou des plaintes d’atteinte à l’intégrité personnelle. En d’autres termes, il s’agit d’un processus informel et indépendant de conseil confidentiel, qui offre également la possibilité de l’anonymat.
Le service de signalement a pour fonction de recevoir des signalements, de les transférer en cas de soupçon d’infraction pénale, d’en clarifier les faits, d’en vérifier la plausibilité et de prendre, le cas échéant, des mesures du point de vue de l’employeur ou de les lui recommander. Contrairement au service de consultation, le service de signalement ne garantit pas l’anonymat. En d’autres termes, il s’agit d’un processus formel de signalement. Décider les sanctions à prendre suite aux éventuelles recommandations est une responsabilité des membres dirigeants des Églises concernées. Les tâches des services de signalement et celles des membres dirigeants et l’interface entre eux doivent être conçues avec soin afin de permettre une action rapide, pertinente et professionnelle.
La peur de conséquences négatives imprévisibles, d’éventuelles représailles, de stigmatisations ou de ruptures de relations constitue un obstacle aux signalements par des personnes victimes ou des témoins, de même que les sentiments de honte et de culpabilité très fréquents chez les personnes victimes. Ces conséquences sont particulièrement menaçantes pour les personnes en situation de dépendance. Par conséquent, les prises de contact doivent être favorisées par la mise en place de services de consultation et de service de signalement facilement accessibles. En effet, l’accessibilité est importante non seulement pour les personnes présumées victimes, mais aussi pour les collaboratrices et collaborateurs, les témoins ou les proches qui souhaitent exprimer ou signaler une situation suspecte.
L’objectif d’une gestion professionnelle des situations de soupçons ou d’allégations est de faciliter et de garantir à des personnes victimes, des témoins ou des proches l’accessibilité à des services de consultation et à des services de signalement professionnels et compétents.
Les standards minimaux suivants doivent être appliqués.
La personne qui répond au téléphone doit faire preuve de beaucoup de soin et d’attention : Ne pas couper la parole, écouter avec empathie et faire le tri vers les responsables – Un bon premier entretien est très important pour que les personnes victimes ne se retirent pas à nouveau !
Si le/la professionnel(le) responsable n’est pas joignable actuellement, accord/engagement : M/Mme NN peut-il/elle vous appeler ? Quand est-ce que cela vous convient ?
Respecter les accords (par exemple, je vous appellerai demain, etc.).
Elaborée par des personnes victimes dans le cadre de rencontres organisées par l’association IG-M!kU. Contact : Vreni Peterer, missbrauch-kirche.ch/verein.