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L’élément d’action gestion du personnel est essentiel pour prévenir les atteintes à l’intégrité personnelle. Il permet d’instaurer des standards clairs dès l’engagement et d’assurer un suivi des personnes employées ou bénévoles. Le matériel d’approfondissement ci-dessous propose des explications concrètes à l’attention des Églises membres concernant le casier judiciaire, les références, le certificat de travail et la gestion des dossiers personnels.
Les responsables sont conscients du fait que les abus sexuels ou spirituels et d’autres formes d’abus peuvent se produire dans le cadre du travail ecclésial. Par le biais de standards concrets concernant la gestion du personnel, les Églises donnent un signal clair qui peut agir comme un moyen de dissuasion précoce. Il s’agit de se positionner comme des institutions conscientes des risques d’abus, et qui mettent en place des mesures préventives dans le domaine de la gestion du personnel. Au sein de l’Église, il n’est pas rare que collaboratrices, collaborateurs et personnes bénévoles et bénévoles élues changent de paroisses d’un canton à l’autre ou dans le même canton. Les standards définis ci-après doivent s’appliquer pour tout changement ou engagement d’une nouvelle collaboratrice ou d’un nouveau collaborateur, et ce indépendamment de son niveau hiérarchique.
L’objectif d’une gestion du personnel professionnelle est de fixer à un stade précoce des mesures de prévention et de renforcer les compétences pratiques quotidiennes des équipes, au moyen des divers outils de gestion.
Les standards minimaux suivants doivent être appliqués.
Pour les collaboratrices et collaborateurs :
Pour les personnes bénévoles et bénévoles élues :
Les autorités pénales peuvent prononcer une interdiction d’exercer une activité à l’encontre d’une personne auteur d’un délit, dans le but de protéger des personnes mineures ou d’autres personnes vulnérables. Cette interdiction peut concerner aussi bien des activités professionnelles exercées à titre principal ou accessoire que des engagements bénévoles.
Ces interdictions — qu’il s’agisse d’exercer une activité, d’avoir des contacts ou de fréquenter certains lieux — sont inscrites au casier judiciaire spécial. Pour les identifier, il est possible de demander un extrait spécial du casier judiciaire, qui indique si une personne fait l’objet d’une interdiction liée à l’exercice d’activités impliquant des personnes mineures ou des personnes vulnérables, ou d’une interdiction de contact avec ces groupes. Selon la peine prononcée, les jugements sont effacés du casier judiciaire dans un délai de 5 à 20 ans. Les procédures judiciaires en cours ne sont pas mentionnées dans le casier judiciaire spécial.
Cet outil contribue ainsi à la prévention des risques dans les milieux professionnels et bénévoles. La demande d’un extrait du casier judiciaire spécial destiné à des particuliers pour les domaines à risque est un signe de professionnalisme. Les domaines à risque, définis dans les principes et standards, sont les domaines de l’enfance et de la jeunesse, de la formation ainsi que de l’aumônerie et de la diaconie. Sont ainsi visées notamment les professions ecclésiales (comme le ministère pastoral, catéchétique ou diaconal, ainsi que les animatrices et animateurs de jeunesse), mais également les accompagnantes et accompagnants dans des camps ou d’autres fonctions similaires.
Dans le domaine bénévole, la demande d’un extrait doit être communiquée soigneusement et avec transparence pour éviter tout effet de rejet ou de méfiance. A cette fin, une lettre d’accompagnement explicative peut par exemple être utile.
Distinction entre l’extrait du casier judiciaire et l’extrait spécial du casier judiciaire spécial destiné à des particuliers :
Extrait du casier judiciaire destiné à des particuliers : Document officiel que toute personne peut commander pour elle-même, à n’importe quelle fin (emploi, logement, naturalisation, etc.). Il contient les jugements pour crimes ou délits commis à l’âge adulte jusqu’à l’expiration de certains délais.
Extrait spécial du casier judiciaire destiné à des particuliers : Document requis pour exercer une activité impliquant des contacts réguliers avec des personnes mineures ou des personnes vulnérables. Il mentionne les jugements contenant une interdiction professionnelle, de contact ou géographique, prononcée pour protéger ces personnes. Sa demande nécessite une attestation écrite de l’employeur.
Les informations de référence concernent les performances et comportements passés d’une collaboratrice ou collaborateurs, transmises par un ancien employeur à un employeur potentiel.
Leur objectif est de compléter les données issues des dossiers de candidature. La valeur informative d’un renseignement de référence est certes limitée, mais peut éventuellement donner des indications sur un comportement inadéquat de la candidate ou du candidat sur un lieu de travail antérieur.
Consentement obligatoire
Contenu des références
Un certificat de travail doit être clair, bienveillant et conforme à la vérité.
Ce qu’on peut et ne peut pas mentionner
Le dossier personnel contient, outre les informations sur l’identité du collaborateur ou de la collaboratrice et les documents administratifs relatifs au salaire, des notes sur les entretiens de qualification, les évaluations du personnel, ainsi que les incidents survenus dans le cadre du travail. Les avertissements ou mises en garde doivent être rédigés par écrit, communiqués à la personne concernée, classés dans le dossier, et comporter une description des faits, les éventuels accords convenus ainsi que les conséquences en cas de récidive.
A prendre en compte :
La gestion du dossier personnel :
Utilité en cas de litige :
Pour des informations concernant l’extrait du casier spécial, vous pouvez vous référer/inspirer des directives suivantes :
Pour des informations concernant les demandes de référence et l’entretien d’embauche, et de certificat de travail vous pouvez vous référer/inspirer des directives suivantes :