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Le mobbing, ou harcèlement psychologique, constitue une forme d’atteinte à l’intégrité personnelle qui peut survenir dans les relations de travail ou dans les activités organisées par l’Église. Le matériel d’approfondissement ci-dessous, à l’intention des Églises membres, propose des définitions précises, des exemples concrets, ainsi que des recommandations de mesures de prévention.
Les principes et standards pour la protection de l’intégrité personnelle au sein de l’EERS et de ses Églises membres visent encore à protéger toute personne du mobbing, de la discrimination et des faits de violence. Les formes d’abus évoluent et il est recommandé à l’EERS et à ses Églises membres d’y prêter attention: elles peuvent consister dans la violation des obligations de confidentialité, dans l’utilisation illicite des données personnelles ou dans le non-respect du droit à l’image.
Mobbing: on entend par mobbing (ou harcèlement psychologique) tout comportement hostile, répété dans la fréquence et dans la durée, par lequel une ou plusieurs personnes tendent à déstabiliser, à dénigrer, à isoler, à marginaliser, voire à exclure un ou plusieurs individus dans le cadre professionnel ou dans le cadre d’activités organisées par l’Église.
Le mobbing peut toucher n’importe qui ; le mobbing survient le plus souvent dans une situation donnée, indépendamment des caractéristiques propres à la personne attaquée.
Les spécialistes définissent souvent le mobbing par les critères suivants :
C’est au fil du temps que les incidents et les tracasseries peuvent prendre plus d’ampleur, la nature des attaques pouvant varier d’une fois à l’autre. C’est pour cette raison que les actes de mobbing ne sont pas jugés individuellement, mais dans leur globalité.
La personne victime d’attaques répétées perd progressivement en assurance. Parfois, elle ne réalise que tardivement l’intention qui se cache derrière ces agissements. C’est pourquoi la personne victime de mobbing se retrouve souvent dans une situation de désespoir. Elle subit non seulement les attaques, mais court également le risque d’être cataloguée comme une « personne à problèmes ». Si tant est que les autres personnes ne remarquent pas les attaques, elles ne sont guère compréhensives envers la personne victime de mobbing et s’agacent souvent lorsqu’elle ressassera les incidents vécus. Il se peut qu’elles en viennent même à considérer ces actes de mobbing comme justifiés.
Exemples :
Pousser, bousculer quelqu’un volontairement.
Jeter un objet sur une personne ou dans sa direction.
Empêcher physiquement une personne de passer (en bloquant le chemin).
Retenir quelqu’un contre sa volonté (ex. : l’empêcher de sortir d’une pièce).
Salir délibérément les affaires personnelles (vêtements, sac, matériel de travail).
Compromette la santé de la personne victime par des travaux dangereux ou nuisible à la santé.
Les formes verbales typiques de mobbing sont le fait de crier, de dire des noms grossiers, méchants ou obscènes, de se moquer et de ridiculiser, etc. Les menaces et le chantage sont également courants.
Exemples :
Crier régulièrement sur une personne, l’insulter ou l’humilier devant les autres.
Lancer des remarques blessantes ou humiliantes (sur l’apparence, l’origine, la religion, etc.).
Menacer une personne (« Si tu parles, tu vas le regretter », « Tu vas voir ce que je vais te faire »).
Utiliser des surnoms méprisants ou moqueurs de façon répétée.
Se moquer de façon persistante de la voix, des tics, ou des erreurs de la personne victime.
Exemples :
Ignorer la présence de la personne victime en s’adressant exclusivement à des tiers.
Discréditer la personne victime; ne plus lui confier de tâche; la priver de toute occupation ou la contraindre à des tâches totalement inutiles et ou absurdes
Prétendre que la personne victime a une maladie mentale
Se moquer de sa vie privée, de ses origines
Lancer des rumeurs sur la personne victime sans jamais l’affronter directement.
Omettre systématiquement la personne des communications internes importantes.
Faire mine d’oublier son nom, son anniversaire, ou son rôle dans un projet.
Ignorer sa présence lors de discussions ou réunions, ne pas répondre à ses salutations.
Exemples :
Publier ou partager des photos ou vidéos humiliantes de la personne victime sans son consentement.
Railler un handicap ou une particularité physique via des montages, commentaires ou vidéos moqueuses.
Envoyer des messages anonymes ou répétés contenant des insultes, menaces ou chantage (par e-mail, SMS ou messagerie instantanée).
Lancer ou relayer des rumeurs mensongères sur la personne victime dans un groupe WhatsApp, une communauté en ligne ou sur les réseaux sociaux.
Créer un faux profil ou une page satirique visant à ridiculiser ou usurper l’identité de la personne.
Inonder la boîte mail ou la messagerie professionnelle de messages malveillants ou menaçants.
L’employeur est tenu de prendre les mesures nécessaires pour garantir la protection de l’intégrité personnelle de ses collaborateurs et collaboratrices.
Le principe de base est qu’un bon climat de travail constitue la meilleure forme de prévention. Le respect et la confiance mutuels en sont des éléments fondamentaux, tout comme une culture ouverte du dialogue et de la gestion des conflits. Pour ce faire, l’employeur peut s’appuyer sur les éléments suivants :
Plusieurs actions peuvent être mises en œuvre par l’employeur :